Le 18 novembre 2019,

L’ARP soutient avec force toutes les victimes de violences et a décidé aujourd’hui de prendre un engagement fort afin de soutenir le combat pour le droit des victimes – notamment d’agressions sexuelles.

En accord avec la proposition de son Bureau, le Conseil d’administration de L’ARP, réuni ce jour, a voté la mise en place de nouvelles procédures de suspension pour tout membre mis en examen par la justice, et d’exclusion pour tout membre condamné – notamment pour des infractions de nature sexuelle. Il est acquis que la mise en examen est le résultat d’une enquête circonstanciée à la suite d’une plainte ou d’une requête officielle. Si la personne accusée est relaxée, elle sera pleinement réintégrée à l’issue de cette suspension. Dans le cas contraire, si la personne accusée est définitivement condamnée, elle sera alors exclue.

Ce changement de statut sera proposé aux membres et définitivement voté lors de la prochaine Assemblée générale. Cette suspension concernerait Roman Polanski, dont l’information judiciaire est toujours ouverte aux Etats-Unis et pour laquelle il a fait l’objet d’une mise en examen.

Nous le redisons ici, L’ARP n’est pas une directrice de conscience, qui s’arrogerait le droit de dire aux spectateurs les œuvres à voir ou ne pas voir, pas plus qu’il n’est un tribunal ou une tribune médiatique désignant un artiste à la vindicte populaire et numérique.

Pour autant, le secteur doit conduire un examen introspectif, et mener des actions fortes pour prévenir ces actes graves et accompagner les victimes dans leur démarche. L’ARP participera à ce mouvement essentiel, et se joindra à toute initiative collective sur ce point.