Pourquoi adhérer à L’ARP ?

L’envie de créer L’ARP

Notre association a d’abord un aspect moral. […] Ce n’est pas une formation de combat : ce n’est pas un syndicat. Nous ne faisons pas de prosélytisme. Nous ne recherchons pas la publicité. Ce que nous voulons d’abord c’est sortir de l’isolement, nous retrouver entre réalisateurs-producteurs.

Claude Berri (Film Français 11 décembre 1987)

Ce qui nous réunit, c’est que le cinéma français puisse continuer à vivre.

Claude Zidi (Film Français 11 décembre 1987)

Ce qui nous a réunis au début, c’est un idéal : rassembler des gens qui ont une identité particulière, créer une famille. […] Créer L’ARP c’était donc d’abord réunir une famille dispersée.

Agnès Varda (Film Français 24 mars 1989)

On s’est réunis entre gens qui s’estimaient et qui veulent de plus en plus s’assumer : en fait la grande idée c’est d’éviter de séparer le droit moral et le droit économique.

Claude Berri (Film Français 11 décembre 1987)

L’idée est ancienne et revient à François Truffaut qui en 1968 avait songé réunir au sein d’une association les réalisateurs qui se produisent eux-mêmes. […] J’y ai repensé à l’occasion du grand débat sur les coupures publicitaires au moment de la création des chaînes privées. Ce débat a partagé la profession en deux camps : ceux qui avaient le droit moral : les auteurs ; et ceux qui avaient le droit économique : les producteurs.

Claude Berri (Film Français 24 mars 1989)


L’identité d’Auteur Réalisateur Producteur

Je pense que les réalisateurs à venir se produiront eux-mêmes. La plupart d’entre nous se sont produits d’abord par nécessité et continué par choix. Les réalisateurs de demain se produiront par choix. C’est le sens de l’avenir.

Claude Berri (Film Français 24 mars 1989)

Ce qui me passionne dans cette association c’est qu’elle prépare l’avenir. C’est que les élèves de la Femis apprennent à s’assumer économiquement. Je suis sûr que, dans l’intérêt du cinéma français, l’avenir est aux metteurs en scène-producteurs. Resteront les producteurs qui sauront faire couple avec les réalisateurs.

Claude Berri (Film Français 11 décembre 1987)

Notre force à nous c’est que nous sommes les seuls à pouvoir parler en prenant en compte les arguments économiques et moraux car nous sommes les seuls à détenir les deux pouvoirs : économique et moral.

Claude Berri (Film Français 24 mars 1989)

Je ne me suis jamais senti à l’aise ni dans les associations de producteurs, ni dans celles d’auteurs. J’ai pris conscience que nous formions une identité propre, particulière.

Claude Berri (Film Français 24 mars 1989)

Il y a eu en quelques années un changement important. Avant les producteurs nous apprenaient notre métier. Maintenant c’est nous qui leur apprenons le leur.

Claude Miller (Film Français 11 décembre 1987)

[Vous êtes le président de l’Association des réalisateurs-producteurs et on a un peu l’impression parfois que dans cette Association des réalisateurs-producteurs, le seul producteur c’est vous …]

Effectivement, je suis sûrement celui qui est le plus actif, celui qui produit d’autres films que les siens, mais prenez Lelouch, Louis Malle, François Truffaut qui était son propre producteur a aussi produit d’autres films que les siens, Yves Robert, qui n’est pas encore à L’ARP, des gens comme Agnès Varda qui prennent d’énormes risques sur leurs propres films, des gens comme René Féret, comme Bertrand van  Effenterre ou d’autres qui coproduisent leurs films comme Tavernier ou Laurent Heynemann, il faudrait prendre la liste de L’ARP, il sont quand même de vrais producteurs.

Il y en a d’autres qui produisent d’autres films que les leurs, par exemple Ariel Zeitoun. Bien sûr, il y a une différence entre les producteurs, les réalisateurs qui ne sont pas producteurs du tout et les membres de L’ARP. Mais il y a une volonté ; c’est un début, un mouvement en marche et vous verrez qu’il y aura de plus en plus à l’avenir des réalisateurs qui se produiront eux-mêmes, en tous cas qui coproduiront leurs films.

Claude Berri (Film Français 21 décembre 1990)